L’herbe qui tremble


L’Oreille au mur
Gabriel Landry

   


Collection D’autre part
Photographies de Jean-Yves Laporte
14 x 19,6 cm
258 pages
ISBN : 978-2-491462-24-6
Parution : mai 2022
17 €

Quatorze poèmes de quatorze séquences de quatorze vers ; et cependant, l’Oreille au mur n’a rien d’un exercice formel ni d’une œuvre à programme. Au fil d’un calendrier marqué de haltes et de reprises, on y suit le marcheur infatigable d’une ville qui se dérobe en s’offrant, attentif à en accueillir la pulsation, les frémissements les plus impalpables, en même temps que les variations de la lumière et des saisons, toujours semblables et néanmoins changeantes, à l’instar de la vie, du temps qui passe. Cette ville, c’est Montréal – et précisément le quartier d’Hochelaga –, saisie à la fois dans sa singularité et dans son essence de ville, de sorte que tout un chacun pourra y retrouver l’écho de ses propres déambulations urbaines et des songeries qui les accompagnent.


Du poteau de la ruelle aux parages
des érables et des lampadaires,
l’écureuil vif
est plus vite que ton œil, plus pressé
que ton pas qui traînasse au passage

à piétons, dans le petit matin égrotant,
à l’angle des rues de Rouen et
Nicolet, ta tête un peu
dans les nuages, ta pensée un peu

vagabonde, plus leste que ton pas,
en tout cas, ça oui,
dans ce petit matin gris et maigre qui toussote,
ce petit matin triste
encore appuyé sur la nuit

***

Cinq heures du matin, vingt-sept avril. Rue
Hochelaga, l’autobus aux flancs couverts
de pubs passe lentement, comme en chuintant
sur l’asphalte que mouille une fine pluie.
La nuit finissante est un long corps noirâtre

secoué de frissons d’aube. On entend se perdre,
au loin, le hululement d’une sirène.
Puis un petit jour gris dit sa messe basse
dont les répons se prolongent indûment.

Quand cesse la pluie, à six heures, le temps
se claire et le soleil paraît, diffractant
sa couleur d’abricot aux murs des condos
nouvellement érigés sur cette place
où dormait tranquille, hier, ton terrain vague.


▸ Entretien
Rencontre avec Gabriel Landry, par Paul Bélanger (Le Noroît).

▸ Recension
« Un poète dans la ville », par Jan Baetens (Les Impressions Nouvelles).




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