Toute pensée commence par un poème (Alain)

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Teresa Soto, née à Oviedo en Espagne en 1982, a obtenu le prix Adonáis de poésie en 2007 pour son premier livre, Un poemario, publié en 2008 par la maison d’édition Rialp. A cet ouvrage ont succédé Erosión en paisaje (Vaso Roto, 2011), Nudos (Arrebato Libros, 2013) et Caídas (incorpore, 2016). Des inédits de son œuvre figurent dans les anthologies Poesía en Mutación (Alpha Decay, 2010), -A: Mujer, Lenguaje y Poesía (Stendhal Books, 2017) et Trilce (Karima, 2017).
 
Elle a étudié la philologie arabe et la théorie de la littérature, actuellement elle s’intéresse aux liens qui unissent discours poétique, rhétorique et spacialité. Elle a vécu aux États-Unis, en Italie, en Égypte et au Liban. Elle a traduit de l’arabe et de l’anglais des auteurs tels que Buland al-Haidari, Richard Brautigan et Etel Adnan. Elle termine sa thèse de doctorat sur la poésie morisque à l’université de Salamanque et au Centre supérieur de recherches scientifiques de Madrid.

 

chutes caídas
Préface de Bernard Noël
traduction de Meritxell Martínez et Bernard Noël
Format 15.5x14.8cm - 192 pages
Prix 18€ - Isbn 978-2918220-67-1

Collection Oscilantes

 

 

 

 

 

 

 

 

nœuds nudos
traduction de Saberi Hudélieau et
Deerie Sariols
Format 15.5x14.8cm - 104 pages
Prix 15€ - Isbn 978-2918220-68-8

 

Collection Oscilantes

Ces deux recueils de la poète espagnole Teresa Soto ouvrent la collection bilingue Oscilantes coéditée avec les éditions incorpore en Espagne. Son projet : découvrir la poésie espagnole dans son écriture d’origine pour en ressentir la musicalité. Les langues ne doivent pas être des frontières mais des aimants. Nous avons choisi l’Espagne, c’est vrai de toutes les langues.

Teresa Soto est une grande poète, il était pour nous évident qu’elle inaugurerait la collection. Elle a notamment reçu le prix Adonáis de poésie (2007), considéré comme l’un des plus prestigieux de la langue espagnole. Sa poésie a été définie comme « l'expression épurée d'une voix singulière et lisse, qui se tourne vers une origine qu'elle tente de récupérer, et dont le chemin se passe d'afféteries tout comme d'ornements » (J. L. Clariond).

Nous avons eu la chance que des poètes (Bernard Noël et Deerie Sariols) et de très bons traducteurs (Meritxell Martínez et Saberi Hudélieau) parviennent à restituer la densité, la texture et la musique des poèmes de Teresa Soto.

Le recueil Chutes est composé de deux parties, « El Dorado » et « Chutes », liées par un même mouvement : les poèmes s'acheminent dans le passé que la poète essaie de reconstruire. Tombe le corps, tombent les mots, tombe la peine. Mais ils ne tombent pas de la même façon, ils ne tombent pas toujours complètement. Les poèmes défilent, les vitesses changent. Les mots deviennent de plus en plus rugueux, secs, tellement qu’il ne reste en eux que du silence. Silence et étincelles d’existence. Lumière. Une lumière neuve. Battements presque imperceptibles qui ne peuvent s’intensifier que par l’épuisement de la chute, qui nous rappellent quelque chose d’inéluctable, quelque chose qui nous encourage : nous sommes « des morts vers l’avenir ». Morts de pure vie.

Nœuds est lui aussi composé de deux parties : « Nœuds » et « Cultures ». Y sont encore évoqués la mémoire et le passé, mais le mouvement vers la vie est plus brusque. Plus serré est le nœud plus fort est le mouvement qui le dénoue, et si l'on échoue, tout appelle à recommencer. Nouer, dénouer c’est faire et suivre des traces, des marques, des blessures. Toucher la blessure avec les mots pour se demander pourquoi elle saigne, vers qui. Toucher la blessure avec les mots pour la guérir, pour lui redonner vie, une autre vie.

Le titre de ces deux livres est une promesse faite au lecteur : une direction, un poids, une texture. L’expérience de la perte et de la blessure devenue corps et écriture : la voix de ce qui n’est plus là, de ceux qui ne sont plus là, qui bientôt ne seront plus là. Comme le soleil, qui tombe et se lève chaque jour, ces voix continuent d’éclairer le chemin, malgré et grâce à leur absence. Elles continuent d’éclairer la page.

« Tout concourt à ?former reformer / tourner retourner / ressusciter? comme si c’était la loi profonde de l’humain. Pourtant nul impératif ne chute d’aucun poème, pas de chant ni de critique car ce qui palpite partout c’est le désir de ?sauter / dans une flaque de vie?. Ces trois derniers mots qualifient justement ce que Teresa Soto nous offre à chaque page…»

Préface de Chutes, Bernard Noël

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


   

 


 


     
     

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