Toute pensée commence par un poème (Alain)

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Gilles Mentré, poète.

 

Le bruit de la langue
Peintures Christian Gardair
96 p, 14 euros.
Isbn : 978-2-918220-49-7
14x19,5cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mentré
   

Gilles Mentré. raconte des histoires et parallèlement s’interroge sur le lyrisme du langage.
«Je voudrais dire : je vais écrire, et qu’aussitôt la poésie commence», ainsi commence le livre, et tel semble son programme. Écrire bien sûr, mais la poésie doit être là avant toute chose. On y lit aussi : je voudrais écrire, il y a, au commencement de l’écriture, une impossibilité...
Dans les histoires le poète raconte un fleuve, des vaches, une femme, un homme au visage peint... , et chacune des histoires est interrompue, on pourrait croire que la langue elle-même décide de sa linéarité ou non.
Les textes esquissent des mouvements, comme une mer dont les ressacs ressemblent aux tourments de l’être humain, et dont la crête soutient les mots un temps puis retombe en un creux. Le poète est aux prises avec sa propre nature, il perd pied.
Les mots n’ont-ils pas leur vie propre, appartiennent-ils au poète ?
La langue parle toute seule, elle arrache l’homme à sa propre contemplation, comme les vagues, elle secoue les multiples «je» afin de nous inviter à les quitter, mais nous sommes aussi fait de tous ces «je». Alors ? Pour être, et pour vivre, pour se réunir, semble dire le poète, il faut apprendre à attendre qu’un autre nous regarde.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 


 


     
     

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