Toute pensée commence par un poème (Alain)

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Pierre et Ilse Garnier
Japon 1 : les échanges
textes choisis, établis et présentés par Marianne Simon-Oikawa
Préface de Giovanni Fontana.
Format 21x21cm - 372 pages
Prix 22€ - Isbn 978-2918220-41-1

Japon 2 : à Saisseval
textes choisis, établis et présentés par Marianne Simon-Oikawa.
Préface de Francis édeline
Format 21x21cm - 614 pages
Prix 23€ - Isbn 978-2918220-42-8

 

«Pierre et Ilse Garnier sont les inventeurs du « spatialisme » dans les années 1960. Ils nouèrent de nombreux contacts avec d’autres poètes concrets d’Europe et d’Amérique. Le Japon occupa lui aussi dans leur création une place importante, bien que méconnue. Sans jamais s’être rendus dans ce pays, uniquement par voie épistolaire, ils composèrent de nombreux poèmes à quatre mains avec deux poètes japonais, Niikuni Seiichi (1925-1977) et Nakamura Keiichi (né en 1960). Ce sont ces œuvres, pour la plupart inédites en France, que nous présentons dans Japon 1 : les échanges.
«Les relations de Pierre et Ilse Garnier avec le Japon s’inscrivent dans la durée. Des premiers contacts avec Niikuni Seiichi en 1963-1964 jusqu’aux poèmes composés en hommage au poète japonais dans les années 2000, elles recouvrent quarante-cinq ans de production poétique. On peut dire que le Japon ne cessa d’habiter Pierre et Ilse. Leur goût aurait pu ne jamais dépasser la simple curiosité. Après la fin des poèmes à quatre mains, il aboutit au contraire à plusieurs créations personnelles importantes, inspirées notamment par deux thématiques, le jardin et le haiku. Ce sont ces œuvres, inédites, qui font l’objet du volume Japon 2 : à SaissevalMarianne Simon-Oikawa

Ancienne élève de l'école Normale Supérieure, Marianne Simon-Oikawa est professeur adjoint HDR à l'Université de Tokyo. Ses travaux portent sur les relations entre le texte et l'image en France et au Japon, notamment dans le domaine de la poésie visuelle. 

Extrait de la préface de Giovanni Fontana, poète visuel et sonore italien, qui a connu les Garnier :
«Le Japon de Pierre Garnier est un Japon rêvé. C’est ce que Marianne Simon-Oikawa fait justement remarquer. En effet, Pierre et Ilse Garnier avaient de ce pays une connaissance indirecte, mais ils l’imaginaient avec son fantastique bagage?: les espaces doux, les horizons élégants et ouverts, la légèreté du paysage, la pureté de l’environnement – des éléments cristallins, transparents, qui ont toujours fait partie de l’univers poétique de Garnier.[...] Marianne Simon-Oikawa reconstruit les relations avec les artistes japonais d’une manière exhaustive, documentée avec précision. Elle nous montre la correspondance créative surtout avec Niikuni Seiichi et Nakamura Keiichi, mais c’est la liaison avec Niikuni qui semble particulièrement attractive: une histoire intense, faite de travail et de respect mutuel, qui, malgré l’absence de rencontres, porte l’empreinte d’une grande amitié.»

Japon 1 et Japon 2 sont en vente séparément ou réunis sous étui :
Japon 1 : les échanges, format 21x21cm, 372 pages : 22€
Japon 2 : à Saisseval, format 21x21cm, 612 pages : 23 €
Japon 1 et 2 réunis sous coffret : 45€

Participation  aux frais d’envoi France : Japon 1 : 5€ - Japon 2 : 5€ - Coffret Japon 1 et 2 : 10€

Participation  aux frais d’envoi Europe : Japon 1 : 5€ - Japon 2 : 5€ - Coffret Japon 1 et 2 : 5€

Autres pays : nous demander

 

 

Le sable doux
(un cahier d'écolier)
Poèmes visuels aux longs prolongements
suivi de
Poèmes de Saisseval

Préface de Jean Miniac.


Dernier recueil de Pierre Garnier, Le sable doux est composé de quatre partie :
• Le merveilleux début
• Notes sur la mer
• Le sable doux
• Une œuvre de la mer


Le recueil se termine par les Poèmes de Saisseval

 

 

 

sable

 

 

(louanges)

la forêt - la terre - la Somme -
mon « Pays des mines »

suivi de
"Une écriture toujours neuve" de Lucien Wasselin

Format 21x21cm - 128 pages
Prix 24€ - ISBN 978-2918220-19-0

extrait de la postface de Lucien Wasselin

 

« (louanges) est un livre à l’image de l’œuvre de Pierre Garnier, un livre où se mêlent vers et croquis légendés, où se mêlent poésie linéaire et poésie spatiale car Pierre Garnier s’est toujours refusé à choisir entre les deux genres (qui sont comme les deux faces d’une même pièce) [...] La poésie spatiale de Pierre Garnier n’est pas figée, elle va vers l’épure. [...] (louanges), en mêlant poèmes édités et inédits, vers et nanopoèmes, se présente donc comme un ensemble qui illustre la complémentarité à l’œuvre dans l’écriture de Pierre Garnier, un ensemble qui prouve que les derniers poèmes sont toujours à venir. Mieux, (louanges) manifeste la mobilité d’une pensée et d’une écriture qui ne cesse, au-delà du ressassement apparent, de réassembler les textes pour offrir une image toujours neuve du monde... »

 

En revue :

Jacmo, Décharge 161

Le titre est entre parenthèses, il inclut quatre domaines, chéris par Pierre Garnier, donnés en sous-titres : la forêt, la terre, la Somme, mon « Pays des mines ». La poésie spatiale qu’a inventée Pierre Garnier depuis un demi-siècle se distingue par le fait qu’elle est ambivalente, il y a le poème d’un côté et le dessin de l’autre. Le dessin, toujours le plus simple possible, comme une esquisse : un cercle, un A, un losange, un tronc, un arbre, un soleil, une bougie… est chaque fois associé à une légende, ou une définition, très courte en général. Le même dessin est souvent générateur de plusieurs associations très diverses. Ainsi, par exemple, le A avec un rond à droite au-dessus donne : dans l’infini / et dans l’éternité ; la belle âme ; le cerveau et son satellite / le cœur ; crucifixion/résurrection ; Valmy - / la terre et le moulin ; la belle île ; scarabée inventant / la roue ; Jeanne au bûcher ; les amants ; les deux ; l’âme ; la terre ; la terre est bleue / comme une orange / (Paul Eluard) ; le char des moissons ; etc… je ne suis pas exhaustif. En outre, une même définition peut accompagner plusieurs dessins, ainsi la mémoire pour « la silhouette du papillon » et le coquillage. Chaque dessin s’enrichit au fur et à mesure de son emploi, et le monde de Pierre Garnier s’unifie et se concentre en quelques signes forts, vers une symbolique de la création. Par ailleurs, L’auteur lui-même parle pour sa poésie de « caractère objectif » et c’est très sensible dans son versant écriture. Dans la partie La forêt, l’arbre, qui en est le héros, n’est pas du tout caractérisé, c’est l’arbre générique : Au bout de ses brindilles / l’arbre refait le monde. Le poème ajoute ce supplément poétique unique dans l’abstraction : l’arbre s’élève / jusqu’aux feuilles / il a de l’oiseau en lui. Ses célébrations sont de même très générales : la terre, la Somme, mon « pays des mines ». Même si des détails de localisation personnalisent forcément, dans les hortillonnages / la barque traverse des cités lacustres, la Somme est traitée avant tout comme la rivière ou le fleuve l’enfant pense qu’il n’y a que la surface de la rivière qui coule ou bien les deux rives : le signe égal / cette ouverture devant où la barque se glisse. Dans mon « pays des mines », on retrouve le A et le rond : terril ensoleillé, c’est imparable. Il y aurait beaucoup à dire sur cette double parole de la poésie spatialiste de Pierre Garnier. Mais c’est sa fonction synthétique qui me parait la plus étonnante. En tous les cas les deux formes qu’utilise Pierre Garnier sont bien complémentaires, voire confondues, comme le démontre en postface Lucien Wasselin qui connaît parfaitement l’œuvre de l’auteur et remonte historiquement de façon éclairée son parcours, en se basant principalement sur l’évolution du « nanopoème ».

 

Claude Albarède, Diérèse 62
D'une écriture toujours juste, simple et profonde, Pierre Garnier publie Louanges. Bel ouvrage à la facture intelligente qui s'harmonise aux poèmes spatialistes du Maître, et les met en valeur.

Débarrassé de toute fioriture, quoi de mieux pour le poète voulant louer "la forêt, la terre, la Somme, son Pays des mines"? Ces Louanges célèbrent en fait l'écriture dont les paysages sont les écrits. C'est-à-dire que la poésie suffit à la beauté du poème quand elle y parle sans suffisance.

L'alliance immédiate, fulgurante, du simple au profond, où le tracé de l'émotion écrit sa figure émotive, en poésie a-t-on besoin d'autre chose? Juste figure pour chaque mot... Jamais ponctué le miracle du créant :
Il y a d'abord la célébration de l'arbre et de la forêt, giboyeuse de secrets révélés :

"Au printemps l'arbre démarre
pour une longue promenade.

L'arbre s'en va au printemps
pour une longue promenade

l'arbre s'élève
jusqu'aux feuilles
il y a de l'oiseau en lui..."

Puis la terre, uniquement centrée sur ses icônes : lignes, soleil, rayons ; sur ses symboles et ses métamorphoses dont l'écrit révèle les luttes : sobriété et tremblements. Des signes révélateurs des mystères objectifs, toujours à la portée de l'homme, toujours dessinés par l'émotion immédiate sans cesse portée à l'extrême dans tous les domaines du visible et de la pensée :

"La conversion du dessin et du mot (en fait l'ancienne image poétique) permet une espèce d'explosion du moi lyrique – une brève émotion poétique"

Ensuite le poète évoque "la Somme" par une harmonisation écrite et géographique, entre les sensations, les spiritualités, et les "hortillonnages" de la pensée et de la mémoire, sans que l'image sprituelle vienne occulter la métaphore poétique. Bien au contraire elle l'entraîne vers les hauteurs du symbole.

Nous passons de l'enfance aux souvenirs, sorte de caléidoscope aux arêtes vives qui dépouillent la langue. La nudité n'est pas loin, non la froide, mais la mystérieuse, la troublante, l'attentive :

"le poète détourne la Somme
pour la faire couler entre ses mots
douce aux yeux, douce aux doigts,
douce au corps...
... les racines des peupliers descendent dans la terre humide nues comme des filles..."

S'ensuivent la spatialité des mines, croquis légendés, lieux de rencontres inouïes, qui sont une force de synthèse pour clôturer le recueil.



Le livre est composé de :
la forêt, un poème écrit.
la terre (louanges), un poème spatialiste, ces deux poèmes sans se mêler se répondent et se comprennent par une lecture réciproque.
la Somme, un poème écrit, qui chante le fleuve qui traverse la région picarde, et la ville natale du poète, Amiens.
mon « Pays des mines », poème spatial, en hommage aux mineurs, hommage de la modernité, le poème spatialiste, à la tradition des corons du Nord.
Une écriture toujours neuve, postface de Lucien Wasselin. L’auteur tente une explication à la naissance de la dernière forme des poèmes spatialistes.

 

La forêt

« Au bout de ses brindilles
l’arbre refait le monde

l’arbre n’est jamais immobile
de branche en branchede feuille en feuille
l’arbre bouge

l’arbre est éclatant »

 

la terre (louanges)

La terre (louanges) sont les dernières productions de la « poésie spatiale ». Depuis les années 1960, cette poésie se distingue par son caractère objectif, ce qui ne veut pas dire privée de romantisme – cette « poésie finale » est ici faite d’une simple figure célébrante et de quelques mots (voire d’un seul) qui soutiennent le dessin ou tentent, le célèbrent, en le mettant en question – par exemple la silhouette d’un papillon et son identification au Christ lui aussi ressuscité, sorti lui aussi d’une chrysalide, ou bien son identification à un livre de poèmes, à une fleur chère à Ronsard – des choses simples qui font le noyau d’un poème – une étoile – un être qui est du ciel et de la terre, ressuscité et éphémère – la conversion du dessin et du mot (en fait l’ancienne image poétique) permet une espèce d’explosion du moi lyrique – une brève émotion poétique. Pierre Garnier


louanges extrait1

 

extrait-louanges2

 

la Somme

« Ce fil tendu entre sa source et la mer
– sinueux parfois – c’est la vie :
elle fait là, dans les criques,
des poèmes, des tableaux, des concerts

la carpe est immobile sur le fond
l’enfant pense qu’il n’y a que la surface de la rivière qui coule

il regarde le pêcheurqui enfonce son hameçon
dans le dos d’un vif –
encore un Crucifié, pense l’enfant »

 

mon « Pays des mines »

 

extrait-louanges3

 

Autres publications de Pierre Garnier :

Minipoèmes (textes concrets pour enfants)
est une affiche parue en Italie en 1967.
Jeux de langages, jeux de lettres, jeux pour apprendre en s'amusant à musarder dans les lettres et les mots.

Format 50x72cm, 10€ port compris.

 

minipoeme mini1

 

Merveilles
poésie spatiale

 merveilles
200 pages, 24 euros
Isbn 978-2-918220-10-7

 

"Merveilles" se compose de trois parties, d'une préface et d'une postface composées par l'auteur. Les trois parties, "Ces arbres", "Ces mots ces choses", "Ces circonférences", donnent à voir et à lire en quoi ces "choses" simples, sont poétiques et universelles. La croyance en l'homme, aux légendes, au quotidien merveilleux (un vélo, un papillon, une croix, une fenêtre, du pain...) fondent l'être, individuel et social.
C'est ainsi que, de sa fenêtre pourrait-on dire, il note les changements du monde, en relatant ce qui lui paraît essentiel, parfois disparu, les oiseaux dans les campagnes, les légendes de notre enfance, les valeurs humaines simples et nécessaires. Le lecteur en mesure leur richesse, leur transformation et leur compagnonnage indispensable.  C'est le "chant de la vie et la mort", écrit-il dans la postface.

La poésie spatiale de Pierre Garnier peut sembler difficile à lire. Pourtant, elle s'exprime par des dessins accompagnés d'un mot ou d'une phrase poétiques, à moins que ce ne soit l'inverse, le mot accompagné d'un dessin. Dans un ouvrage précédent, il avertit le lecteur : "Si j'écris eau et si, au-dessus, je dessine un cercle, les mots et le cercle réagissent l'un par l'autre et l'un sur l'autre : l'eau devient ronde et le cercle devient eau. C'est exactement une image poétique. Le poème se fait par la combinaison des figures et des mots. Ou entre la figure et les mots."

 

Notes de lecture

de LucienWasselin
pour la revue Texture

lire sur la revue texture

" Le titre ici ne dit rien ; il faut le lire sur la couverture du livre : mer en bleu et veilles en noir. Le mot irradie dans l’espace. Et il en est de même pour tout le recueil. Pierre Garnier avertit le lecteur par quelques mots d’un poème linéaire : « une coïncidence / entre la figure géométrique fondamentale / et toutes sortes de mots qui tentent de faire alliance avec ». Mais s’agit-il bien encore d’un poème ?
Pierre Garnier fragmente la phrase pour dire les choses au plus près de l’espace pour commenter ce qu’il « écrit ». De fait, ce recueil revient sur des figures fondamentales qu’on a déjà vues dans les précédents recueils de poésie spatiale de Pierre Garnier : le cercle, le soleil et la lune (quartier et pleine lune), l’arbre, l’escargot, etc. Chacune de ces figures est une merveille qui, à chaque fois, fait naître la légende (ce mot étant ici à prendre dans les deux sens : récit mythique et texte qui accompagne une image et l’explique). Le lecteur ne s’étonnera pas alors de trouver la même figure accompagnée de dix ou vingt légendes différentes : c’est que la merveille opère toujours et que la légende n’a pas de fin…
Mais le rapport qui apparaît dans ce recueil est plus large : il renvoie aussi aux précédents recueils de Pierre Garnier comme si son approche de la merveille était un ressassement toujours recommencé. C’est ainsi que la référence à l’arche romane ou à l’oncle boulanger, au jardinier ou au bon ouvrier (figures de mots des poèmes linéaires) accompagne à de nombreuses reprises telle ou telle figure. Pierre Garnier n’en finit pas de revenir sur son enfance, sur son existence ; c’est la légende de son siècle intime qu’il écrit ainsi. Pierre Garnier perturbe nos habitudes de lecture (de haut en bas et de gauche à droite) : chaque page peut se lire indifféremment et dans tous les sens : circulairement (autour du cercle) ou de bas en haut puis vers la droite (les états de la bougie).
Au terme de cette lecture, il faut méditer ces mots du poète : « Les poèmes spatiaux sont des rencontres, non fortuites, mais voulues par le moi lyrique, entre une figure simpliste et un mot de façon à provoquer un éclair, chez le lecteur - parfois une lueur, parfois une lumière durable. C’est en fait l’image poétique montrée dans sa réalité : la figure et le mot. » Une nouvelle façon pour Pierre Garnier de parcourir le monde ?

 

 

depuis qu'il n'y a plus de papillons sur terre
il n'y a plus d'anges musiciens dans le ciel

papillons

204 pages, 26 euros
Isbn 978-2-918220-12-1

peintures d'Alain Dulac

Certains des poèmes qui composent depuis qu’il n’y a plus de papillons sur terre / il n’y a plus d’anges musiciens dans le ciel sont extraits de Botschaften der Sonne / Messages du Soleil aux éditions Ralf Liebe, Weilerswist, Allemagne 2008, inédit en France, et du Testament de Saisseval, Éditions G&g, Berthecourt, paru en 2006.

Pierre Garnier a fait appel au peintre Alain Dulac pour illustrer ce nouveau recueil. Une partie de son œuvre, visuelle et linéaire – il n’y a pas de différence pour lui (cf. Merveilles) – est bâtie sur l’évocation de l’enfance – c’est de cette expérience qu’il s’agit ici –, qu’il évoque, écrit, puis reprend, dit, réécrit sans cesse. Devant l’impermanence du quotidien le poète recrée à l’infini des images poétiques : c’est une poésie circulaire, comme le cycle des saisons, comme le cycle de la vie. « Depuis qu’il n’y a plus » : nous pourrions n’y lire qu’un poème pessimiste, nostalgique. C’est tout l’inverse qu’il révèle. Toutes les choses finies que le poète amasse, il les raconte, il en exalte la nature et l’homme indissociés : tout devient «merveilles», tout le poème est au présent, car l’enfance est éternelle et ne tarit jamais pour le poète. Pour réanimer le soleil de l’enfance, Pierre Garnier, avec douceur mais non sans feu, non sans émotion, nous entraîne dans sa réalité. « Il sort du réel, il entre dans le vrai » dit Victor Hugo du poète. Il est aussi la mémoire du monde, son monde, ses champs, son église, ses ruisseaux, ses oiseaux et ses blés, ses papillons, ses escargots, dont nous avons, autant que les œuvres d’art, les récits de l’Histoire, les peintures des grottes, besoin pour vivre.

De même qu’on ne subdivise pas l’expérience de la vie d’un homme et qu’on ne la sépare pas de son langage – la poésie naît de ces allers-retours – de même sont unies poésie spatiale et poésie linéaire. Qu’importe comment surgit le poème : sans images, pas de poésie. Images et mots s’associent pour entrer dans l’être ; ces mots et ces images n’ayant rien de communs visiblement, nous devons tenter de voir l’invisible. Ce qui ne se voit pas à première vue, c’est pourtant ce qui éclaire finalement : la poésie de Pierre Garnier est une source de lumière.

 

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Pour en savoir plus sur le peintre Alain Dulac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     
     

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