Toute pensée commence par un poème (Alain)

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Ilse Garnier est née en 1927 dans le Palatinat. Elle est élevée dans la culture classique allemande par son grand-père. Après la guerre elle rencontre Le jeune poète français Pierre Garnier qu’elle épouse et avec qui elle fonde un courant de poésie d’avant-garde : le spatialisme. De la fin des années 50 aux années 70, ils cosignent leur œuvres expérimentales et côtoient les avant-gardes artistiques et littéraires françaises et internationales : Henri Chopin, Bernard Heidsieck, Julien Blaine mais aussi Raoul Hausmann, Heinz Gappmayr, Eugen Gomringer, Seiichi Nikuni, Haroldo et Augusto de Campos  sans quitter leur ancrage en Picardie.
Les œuvres spatialistes de Ilse Garnier sont mentionnées dans toutes les anthologies de référence (voir notamment « Typoésie » de Jérôme Peignot, aux éditions de l’Imprimerie nationale et plus récemment dans l’anthologie parue chez Al Dante : « Calligrammes & compagnie, etc. »)

La démarche spatialiste chez Ilse Garnier :
Si le point de départ est bien le mot, c’est pour le transformer en image ; le mot doit présenter des possibilités, des capacités à devenir image. Cette image sublimera le mot et sera interprétée de façon différente selon le lecteur.

Les éditions L’herbe qui tremble entreprennent une série de publications permettant au public français d’entrer dans l’univers visuel  discret et fascinant de l’œuvre de Ilse Garnier.

 

A partir de 1960 recherche d’une nouvelle forme poétique : premiers essais de poésie visuelle et sonore en collaboration avec Pierre Garnier. Relations avec des poètes et des groupes qui travaillent dans ces mêmes directions.

Les textes produits à partir des années 1960 furent publiés en 1965 :

sous le titre Poèmes mécaniques  I et II . Simultanément paraissent les  Prototypes, poèmes pour une architecture . Comme les Poèmes mécaniques II, ils suivent une programmation.
1967.Toujours en collaboration avec Pierre Garnier, paraissent les structures historiques Othon III / Jeanne d’Arc.
1971. Esquisses palatines, dernière publication en commun, mais les échanges spirituels et littéraires restent importants.
1973 – 1975. Rythmes et silence, formes fermées et ouvertes – publiées en 1980. Comme toutes les éditions précédentes chez André Silvaire, Paris.
1979. Blason du corps féminin.Variations modernes sur les blasons qui, au 17e siècle, célébraient le corps féminin. Ed André Silvaire, Paris.
1981. Poèmes du i, éditions André Silvaire, Paris.
1983. Fensterbilder, un livre d’heures. 24 sérigraphies sur Canson, format 50X65cm, Atelier Xavier Hénicaux, Calais.
1984. Ermenonville. Partition pour un promeneur solitaire, éditions André Silvaire, Paris.
1985. Quartett. Un poème en chiffres, livre d’artiste chez l’auteur.
La simple vie de Jens Sörensen Wand sur la Hallig et à Husum, album-photo, livre d’artiste, chez l’auteur.
7 Images de la mer du Nord, 50X65cm sur Canson gris, chez l’auteur.
1986. Album à colorier, éditions André Silvaire, Paris.
1988. Puzzle-Alphabet, jeu de cubes, éditions Quaternaire, Liège.
Voix, partition pour Marguerite Duras, dans « Ilma Rakusa (ED.) : Marguerite Duras », éditions Suhrkamp, Francfort-sur-le-Main.
1989. Eros et psyché, livre d’artiste, 50X65cm, chez l’auteur.
1991. La Meuse, poème spatial, format large sur papier Canson gris-bleu, éditions André Silvaire, Paris.
Contes de l’Afrique Noire – Conte de la grande forêt – Conte du petit éléphant – Conte de la reine noire. Livre d’artiste, chez l’auteur.
1994. Les jardins de l’enfance, éditions André Silvaire, Paris.
1995. Abécédaire, éditions André Silvaire, Paris.
1996. Définitions, dans  « Henry Deluy, una anthologie immédiate », éditions Fourbis, Paris.
Paysage d’hiver avec oiseaux, 16 sérigraphies, Alain Buyse, Lille.
1998. Voyage cosmique, ciné-poème, livre d’artiste, projet de film, chez l’auteur.
Légendes africaines, éditions Hybrides, Berlin.
Variations sur Leonard de Vinci, une lecture de Leonardo, projet, chez l’auteur.
2002. Paysages transparents, éditions Fundamental, Cologne.
2003. La touffe d'herbe, 14 miniatures, éditions Fudamental, Cologne.
Dix constellations, leporello, éditions Fudamental, Cologne.
2004. La petite foire, livre d’enfant, chez l’auteur.
2006. Anima, éditions Fudamental, Cologne.
2008. Rythmes et silence (choix de textes de puis 1960), éditions Aisthesis, Bielefeld.
2011. Jazz pour les yeux, anthologie de poésie spatiale, L'herbe qui tremble.

 

 

Dans les revues :

Philippe Blondeau, Diérèse n°52/53, printemps 2011

L’herbe qui tremble, a eu la bonne idée de proposer en 2010, trois rééditions d’ouvrages d’Ilse Garnier, difficiles d’accès parce qu’épuisés ou repris en partie seulement dans des anthologies. C’est l’occasion de redécouvrir ou de découvrir une œuvre singulière et discrète, qui est pourtant une contribution majeure à l’expérience de la poésie spatiale. Ilse Garnier a d’abord travaillé avec Pierre Garnier pour défricher le champ à peu près vierge du spatialisme, elle s’est ensuite engagée, surtout dans les années 1980, dans une création personnelle dont ces trois livres donnent un aperçu significatif. La présentation très soignée, en grand format et sur beau papier, leur confère une jeunesse remarquable.
Le Blason du corps féminin est un poème au lyrisme tour à tour grave ou souriant, inspiré  par le souvenir du corps des femmes africaines. Il s’agit en quelque sorte d’exploiter un imaginaire à travers une cinquantaine de variations typographiques et sémantiques. Un beau texte liminaire de Pierre Garnier place le livre sous le signe d’un dialogue à la fois artistique et amoureux.
Fensterbilder, est un ouvrage plus complexe qui propose, en vingt-quatre « fenêtres-tableaux », un véritable livre d’heures. Sur un fond neutre, d’un gris-beige qui cherche moins à figurer le réel qu’à affirmer la simple matérialité du papier, l’encadrement d’une fenêtre accueille des flèches, des points et quelques mots en allemand qui constituent une sorte de réflexion sur le signe, sur son espace et sa durée, en relation avec la traduction et les commentaires présentés hors-cadre.
Plus ludique, Puzzle-Alphabet, représente vingt-six cubes mis à plat : chaque lettre a sa couleur, ses mots choisis en trois langues (allemand, français, anglais), et une place figurée par son absence dans la liste des vingt-six lettres de l’alphabet (le motif de la lettre absente étant récurrent dans l’œuvre d’Ilse Garnier).
Dans tous ls cas, il s’agit bien d’une poésie à regarder et méditer ; ce n’est pas une poésie pour gens pressés. Elle requiert le temps de la contemplation, et même une forme de paresse. Elle nous libère du souci de la mémoire, de la citation et même de la compréhension ; elle nous ramène à une attitude poétique primordiale, sinon primitive : le désir simple de contempler la langue.

 

Lucien Wasselin, in Europe, nov. Déc. 2011

« L’œuvre d’Ilse Garnier était comme occultée : les premiers livres (écrits en collaboration avec Pierre Garnier ou personnels) édités entre 1965 et 1995 chez André Silvaire étaient introuvables, les livres d’artiste qu’elle publiera à partir de 1983, du fait de leur faible tirage, étaient des objets rares devenus invisibles tout comme les autres publiés dans des tirages plus importants chez de petits éditeurs ou en Allemagne… Mais depuis 2010, une bonne partie de cette œuvre est à nouveau facilement accessible. Les éditions L’herbe qui tremble sont à l’origine de cette heureuse surprise : en 2010 ce sont trois recueils qui ont revu le jour (Blason du corps féminin, Fensterbilder un livre d’heures et, Puzzle-Alphabet, datant respectivement de 1979, 1983, 1988) et enfin, en 2011, vient de paraître une forte anthologie (370 pages), Jazz pour les yeux, couvrant la période 1962-2009.
Il ne s’agit pas d’œuvres complètes au sens scientifique, mais c’est l’essentiel de la poésie spatialiste d’Ilse Garnier qui est ainsi donnée à lire et, peut-être, à découvrir par une nouvelle génération de lecteurs. Et dans une version fidèle aux publications originales même si le lecteur attentif qui a lu ces dernières ne manquera pas de relever quelques menues différences. Ainsi, si les préfaces de Pierre Garnier sont bien reprises, celle du Blason du corps féminin voit ses deux derniers paragraphes supprimés (mais il est vrai qu’ils étaient purement circonstanciels), celle d’Ermenonville, Partition pour un promeneur solitaire est allégée des propos liminaires qui fonctionnaient comme un exergue. Par contre, la première de ces préface est mise en page dans cette nouvelle édition autour d’un poème d’Ilse Garnier tandis que le début prend la forme d’un calligramme qui s’accorde parfaitement au thème du recueil.. Quant à Ermenonville, c’est le texte qui connaît la plus grande « transformation » dans son impression : le livre « en accordéon » de l’édition originale devient une succession de feuilles brochées (on peut le regretter) et les deux derniers poèmes sont inversés sans que l’on sache s’il s’agit d’une inadvertance lors de la mise en page ou d’une volonté délibérée d’Ilse Garnier… Ce ne sont là que quelques exemples, l’ensemble des quatre ouvrages est de belle facture et ces différences ne dénaturent pas l’œuvre !
Que retenir de celle-ci quand on la découvre ? Sans doute, Philippe Blondeau dans sa postface à l’anthologie Jazz pour les yeux a-t-il raison d’écrire que « le spatialisme  [est] autre chose qu’une curiosité dans le paysage déjà vieillot des avant-gardes du XXe siècle ». Mais il reste que l’occasion est belle pour les nouveaux lecteurs de s’intéresser au point de vue théorique qui est à l’origine du spatialisme ; mais peut-être aussi pour les autres, tant le débat sur la nature du texte poétique est toujours actuel et tant les expériences poétiques qui se fondent ou non sur une théorie sont nombreuses… Ilse Garnier se confie dans les premières pages de cette anthologie : propos intimes mais aussi propos qui ont valeur de repère historiques. On peut ainsi relever : « J’ai eu très vite cette vision d’un monde rond. Cette première image me reste, les trains partant des deux côtés et se rejoignant après une tour complet de la terre. » Et d’autres confidences relatives aux expériences de l’enfance. Faut-il y voir l’origine du goût d’Ilse Garnier pour une autre poésie ? « Nous nous détournions d’une poésie chargée d’images, trop subjectives. La matière poétique est le mot. Libéré de la phrase il peut se déployer dans l’espace, former une entité poétique, en explorant les possibilités sonores ou en travaillant avec l’élément écriture […] Avec Pierre nous cherchions quelles méthodes employer pour créer notre poésie, une poésie objective où l’auteur ne serait plus la personne importante […] Le mot en liberté sur la page blanche créait un nouvel espace poétique, une poésie dans l’espace : d’où le nom de poésie spatiale. » Il faut lire attentivement ces pages…
La réédition de ces trois ouvrages et la réalisation de cette anthologie permettent de constater l’importance et l’originalité d’Ilse Garnier en tant que poète spatialiste. Il est significatif que Jean Rousselot dans son dictionnaire de la Poésie française contemporaine (Larousse, 1968), s’il consacre une entrée à Pierre Garnier n’en consacre pas à Ilse Garnier et que cette dernière n’est pas citée dans l’entrée « Spatialisme ». Et pourtant le premier manifeste « spatialiste », Le Manifeste pour une poésie sonore, visuelle et phonique date de 1962… et les premières œuvres écrites en commun par Pierre et Ilse Garnier datent de 1965 (Poèmes mécaniques, Prototypes) et de 1967 ( Othon III/Jeanne d’Arc…). Et si « les premiers travaux sont signés des deux noms », comme le remarque Françoise Racine, « les noms se séparent [ensuite], Pierre et Ilse s’apercevant que chacun mène une recherche différente » (Françoise Racine, in Pierre Garnier, poète spatial et linéaire (ouvrage collectif), Editions Corps Puce, 2011, p.55)
Même un lecteur averti comme Martial Lengellé, dans son ouvrage Le spatialisme selon l’itinéraire de Pierre Garnier (André Silvaire, 1979) laisse relativement dans l’ombre Ilse Garnier : la collaboration avec Pierre est signalée, mais dans la partie « Lecture de Pierre Garnier » où ce dernier ajoute une note : « Je voudrais insister sur la collaboration de ma femme. Il n’est pas question de s’amuser à savoir qui a fait ce poème ou cet autre. Nous avons souvent réfléchi ensemble, trouvé ensemble des chemins. Mais à l’instant de la réalisation nous avons presque toujours réalisé seul, chacun pour soi… »
Les choses s’arrangent aujourd’hui. Déjà en 2008 le colloque organisé par l’Université Picardie à Amiens était intitulé Pierre et Ilse Garnier : la poésie au carrefour des langues. Mais en Allemagne, une anthologie de la poésie spatiale des deux auteurs était publiée (Bamberger Editionen) en 2001 et en 2004 paraissait l’ouvrage de Gaby Gappmayr, Sprache und Raum. Die Poesie Spatiale von Pierre und Ilse Garnier (Aisthesis Verlag Bielefeld). L’intérêt du travail actuel des éditions L’herbe qui tremble est de mettre en lumière la poésie d’Ilse Garnier qu’il est possible désormais de (re)découvrir dans sa singularité.
L’originalité de cette poésie est évidente à la lecture. Ilse Garnier donne la preuve d’une forte individualité et d’une approche personnelle du réel par le spatialisme. C’est son vocabulaire qui, surtout, attire l’attention. Le paysage revêt une certaine importance dans cette poésie, surtout à partir d’Ermenonville… Mais il n’y a pas place pour la description, le travail du poète est de créer un équivalent à la fois linguistique et plastique (fait de signe) de ce paysage que le lecteur est invité à reconstituer en s’appuyant sur ces signes, leur relation, leur tension dans la page… Ce vocabulaire est réduit à l’essentiel : le cercle, l’arc de cercle, la droite, la croche (rare), l’accent circonflexe, quelques signent de ponctuation (la barre, le tiret, le point, la parenthèse) et, bien sûr, la lettre. Contrairement à Pierre Garnier chez qui la main joue un grand rôle (dessins et tracés à main levée), Ilse Garnier vise une objectivité quasi technique, elle se sert des outils du dessinateur industriel d’avant la bureautique (règle, compas, letraset). Même un livre comme Fensterbilder marque la différence avec le travail de Pierre qui, lui aussi, aborde le thème de la fenêtre (Die Fenster) : il suffit (pour prendre deux ouvrages facilement accessibles en ce moment) de comparer Fensterbilder dans la réédition ici signalée, pour Ilse, et l’étude de Claude Debon dans Pierre et Ilse Garnier : la poésie au carrefour des langues et plus particulièrement la planche de la page 137, pour Pierre. Il y aurait bien d’autres aspects à signaler : mais la postface de Philippe Blondeau à Jazz pour les yeux est éclairante, elle aborde avec précision l’œuvre dans son évolution.
L’intérêt de ces rééditions et de cette anthologie est donc de donner à redécouvrir une poésie originale et importante dans l’histoire littéraire et celle des avant-gardes du XXe siècle. Il est aussi posible –tant il était difficile de se retrouver dans une bibliographie conséquente qui restait parfois trop générale – de clarifier les choses. Ainsi, si Rythmes et silence est bien un recueil de 1973-1975 d’Ilse Garnier (André Silvaire, 1980), le titre fut utilisé à deux reprises en Allemagne : pour désigner en 2002 le catalogue de l’exposition des travaux d’Ilse Garnier au Museum Waldhof de Bielefeld paru chez Pendragon et l’anthologie publiée en 2008 aux éditions Aisthesis à Bielefeld…

 

Jazz pour les yeux

Jazz pour les yeux
Anthologie de poésie spatiale
préface Philippe Lekeuche,
postface Philippe Blondeau
format 21 cm X 21 cm
380 pages, couleur
prix public 29.90€
ISBN 978-2918220-06-0

Cette anthologie réunit des œuvres de 1962 à 2009, inédites ou épuisées. Ilse Garnier est co-fondatrice de la poésie spatiale en France avec Pierre Garnier. Nous nous sommes attachés à sa poésie et avons entrepris d’éditer une grande partie de son œuvre.
Philippe Lekeuche préface l’ouvrage, sa lecture émue de la poésie d’Ilse Garnier s’en ressent dans son texte : « Il faut avoir vécu, avoir vu, connu la déchirure pour créer ainsi. Créer?: osons ce verbe, il est ici vital, nécessaire et vrai. Il s’agit bien de création. L’œuvre d’Ilse Garnier présente des résonances cosmiques, sidérales. En elle l’univers se parle, nous parle, langage en naissance. Un son, la note originelle, s’y fait entendre, celui de la création même. Les harmoniques de sa vision sont rendues sonores. »
Philippe Blondeau a rédigé la postface. Avec sa sensibilité de poète et sa connaisance du spatialisme, il donne des clés de lecture à l’œuvre d’Ilse Garnier : “Les œuvres ici rassemblées permettent de prendre la mesure de l’expérience spatiale et de sa valeur. Quel que soit le caractère avant-gardiste des recherches formelles qu’elle développe, cette poésie n’a pas rompu avec son histoire. Elle fait écho, en les poussant un peu plus loin peut-être, à ces tentatives de dénuement, de « parcimonie », que l’on trouve dans un tout autre registre, vers les années soixante, chez André du Bouchet, Guillevic ou, dans une certaine mesure, dans les Airs de Philippe Jaccottet. C’est en ce sens que l’œuvre d’Ilse Garnier a bien quelque chose à nous dire sur le monde et pas seulement sur la matière du langage.”

 

Blason du corps féminin

Blason du corps féminin Ilse Garnier

préface Pierre Garnier, commentaires Ilse Garnier
format 21cm X 21 cm
74 pages, noir
prix public 16€
ISBN 978-2-918220-05-3

Le recueil s’ouvre sur une préface de Pierre Garnier :
« Ici, c’est une femme qui blasonne son corps. Ce corps est son sujet, son objet, sa propre histoire. Corps-soleil - corps-lune - corps dont les os ne sont plus et sont déjà rochers, le cœur plus et déjà vague, le ventre plus et déjà plage. »
Recueil de poèmes visuels évoquant le corps féminin à travers l’illustration d’une série d’expressions où différents adjectifs sont accolés au mot « corps » : corps libre, corps abandonné, corps sec, corps flottant, corps musical, etc. La création visuelle se fait autour de la lettre O, accompagnée d’un signe donnant à voir ce que le poète a voulu exprimer.

 

Fensterbilder

format 21 cm X 26 cm
64 pages, couleur
prix public 18€
ISBN 978-2918220-03-9

« Les 24 feuilles de ce cycle forment un « Livre d’heures » : heures du jour et de la nuit, parcours du soleil, ciel étoilé ou instants de la vie saisis par le regard et arrêtés dans leur passage par le cadre de la fenêtre. La fenêtre sépare et lie : le clos de l’ouvert, le fini de l’infini, le proche du lointain, l’intime du moi de l’autre, de l’ailleurs. » Ilse Garnier

 

Puzzle-Alphabet

format 26 cm X 21 cm
68 pages, couleur
prix public 18€
ISBN 978-2918220-04-6

« J’ai voulu donner une sorte de rétro-vision de tout ce qui a été employé comme formes, techniques, etc, dans la poésie concrète, spatiale. Quelquefois de façon sérieuse, quelquefois de façon ironique. Je voulais l’appeler “Discours de la méthode” ; j’ai pensé aux travaux dadaïstes. » Ilse Garnier
Puzzle-Alphabet est un livre qu’on feuillette, de A à Z ; c’est un livre à découper, aussi peut-on jouer avec l’alphabet sous forme de 26 cubes.

     
     

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