Toute pensée commence par un poème (Alain)

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Sylvestre Clancier est poète et essayiste. Sa formation philosophique l’a amené à entreprendre des recherches sur l’allégorie et le symbolisme, ainsi que sur la patascience et l’imaginaire. Il a écrit et fait paraître des poèmes et des fantaisies en prose, d’abord dans différentes revues littéraires, françaises, québécoises et italiennes (Cahiers des Saisons, F, Génération, TXT, Métamorphoses, Liberté, il Caffè), puis en recueils. Ses poèmes ont été traduits en plusieurs langues.

Le témoin incertain
112 p, 16 euros
Peintures de Auck
Isbn : 978-2-918220-37-4
14x19,5cm

temoin

Le recueil se divise en 5 parties, est placé sous l’égide de la «déesse aux mille sources», la Muse poétique, dont l’origine est lointaine, avant la matière.
La première partie s’intitule «Es-tu matrice de l’univers ?». Cette partie nous fait revivre la création de l’univers. «La révélation/ se fait en chambre noire». Nous parcourons une sorte de mythologie. La matrice est-elle la Muse poétique, dont l’origine est lointaine, avant la matière ?

La deuxième partie, «Le témoin incertain». Les poèmes sont des téoignages et choses vues, observés, hors ou en soi-même. Mais le titre dit, «incertain», le poète se dit avant toute écriture sans certitudes, hésitant.

Troisième partie, «Lieux dits», dédicacé à Jean Folain.
Dans cette courte série de poèmes, un passé est évoqué, celui de la vie quotidienne des campagnes où vivent ensemble enfants, adultes jeunes et vieux.

4e partie, «Libres comme l’air» sont les mots, les couleurs, les passions qui nourrissent le poète.

5e partie, «La toison d’ailes» clôt le recueil. Retour sur la création, cette fois poétique, que le poète sait dépendante du regard des autres, des questions qu’il entend, et dont les «pensées incertaines» seront la matière de ses poèmes. La toison d’ailes, est-ce un autre clin-d’œil à la mythologie ?

«Le témoin incertain» nous emmène à la fois dans les passions du poète que sont les mythologies et les mystères de la création, et vers l’observation des choses, humaines, animales et végétales. Sylvestre Clancier est un poète qui a besoin de l’enfance, des histoires de l’enfance, mythologies et souvenirs personnels, pour rester debout.

 

Passée
la rose

La main précise
coupe plus bas
telle branche
rabattue
à travers les épines

L’arbuste allégé
demain arrête le regard
plus robuste
que jamais.

 

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L’instant où les lieux
deviennent familiers,
par des voies singulières,
perceptibles ou non, facétieuses
comme la mémoire,
oubli ou habitude

Le lieu est toujours un témoin.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


   

 


 


     
     

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